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L’enlèvement est-il dans la Bible ?


Ouvrez une concordance anglaise et cherchez rapture. Le résultat vide peut sembler décisif, jusqu’à l’ouverture de 1 Thessaloniciens 4.

Alors, l’enlèvement est-il dans la Bible ? L’étiquette anglaise n’apparaît pas dans le verset, mais l’événement qu’elle désigne y est : les croyants vivants sont « enlevés » avec les croyants ressuscités à la rencontre du Seigneur qui descend, dans les airs. Le verbe grec est une forme de harpazō, saisir ou emporter soudainement. La Vulgate latine le rend par rapiemur, « nous serons enlevés », de la même famille latine qui donnera finalement à l’anglais le mot rapture. Ce que le passage ne règle pas seul, c’est si cette rencontre a lieu des années avant une apparition finale ou comme partie d’une seule venue publique.

L’enlèvement est-il dans la Bible ? Pourquoi « enlevés » plutôt que rapture

Paul écrit harpagēsometha, forme passive future de harpazō : « nous serons enlevés ». Le verbe peut désigner un retrait avec force ou un transport soudain. Il est employé lorsque l’Esprit emporte Philippe dans Actes 8 et lorsque Apocalypse 12 dit que l’enfant de la femme est enlevé vers Dieu.

La Vulgate latine de Jérôme n’imprime pas le nom rapture. Elle emploie rapiemur, futur passif de rapio. Le nom anglais appartient à la même famille latine de mots désignant le fait de saisir ou d’emporter ; les dictionnaires diffèrent sur sa dérivation exacte. Les traductions bibliques anglaises courantes disent normalement « caught up », pas « rapture ».

Deux affirmations populaires deviennent ainsi trop simples. « Le mot n’est pas en anglais dans le verset, donc l’enseignement est inventé » ignore la traduction. « La Bible latine dit rapture, donc tout calendrier moderne de l’enlèvement est biblique » confond un verbe traduit avec un système chronologique complet.

La question de l’existence est étroite. L’Écriture décrit-elle le fait d’être enlevé ? Oui. Quel itinéraire et quelle séquence faut-il y rattacher ? Les chrétiens répondent en comparant davantage de textes, comme le fait le guide sur l’enlèvement et le retour du Christ, sans présupposer un ou deux événements.

Une Église en deuil reçoit la scène en premier

Paul ne répond pas à une curiosité sur les passagers qui disparaîtraient d’un avion. Il écrit à des croyants qui pleurent des membres de leur Église décédés. Ils semblent craindre que les morts soient désavantagés lorsque le Seigneur viendra. Paul leur dit de ne pas s’affliger comme ceux qui sont sans espérance, et fonde sa réponse sur la mort et la résurrection de Jésus.

Il corrige ensuite l’ordre imaginé. Les vivants « ne devanceront pas » ceux qui se sont endormis. Le Seigneur descend du ciel avec un ordre, une voix d’archange et la trompette de Dieu. Les morts en Christ ressuscitent d’abord. Seulement alors, les vivants et les ressuscités sont enlevés ensemble dans les nuées à la rencontre du Seigneur. La destination que Paul souligne est relationnelle : « ainsi nous serons toujours avec le Seigneur ».

Ensemble est le mot pastoral. La mort n’a pas mis les croyants absents en retard pour l’arrivée du Christ. Le passage joint résurrection, retrouvailles et présence durable. Paul conclut : « Encouragez-vous donc les uns les autres par ces paroles. » Une lecture qui ne produit que la terreur a manqué la raison pour laquelle le paragraphe a été donné.

L’ordre, la voix, la trompette, la descente, la résurrection et le rassemblement rendent également la scène difficile à qualifier de silencieuse dans les propres images de Paul. Cette observation ne décide pas si d’autres la perçoivent ni sa place par rapport à la tribulation. Elle préserve simplement la sonorité réelle du paragraphe.

« À la rencontre du Seigneur » évoque un accueil, mais l’itinéraire est débattu

Le nom grec apantēsis signifie une rencontre. Il apparaît dans Matthieu 25 lorsque des personnes sortent rencontrer l’époux et dans Actes 28 lorsque des croyants se déplacent pour rencontrer Paul qui approche de Rome. Des récits antiques utilisent aussi un langage apparenté pour les délégations accueillant un dirigeant en approche et l’accompagnant ensuite.

De nombreux chercheurs entendent donc dans 1 Thessaloniciens 4 une réception royale. Les croyants montent accueillir le véritable Seigneur et l’accompagnent dans son arrivée, comme une ville sort saluer son roi. Cette lecture rapproche étroitement l’enlèvement de la descente du Christ vers la terre.

D’autres chercheurs préviennent que apantēsis n’était pas un terme technique codant toujours une direction de retour. Il pouvait décrire toutes sortes de rencontres, et Paul ne dit pas explicitement au verset 17 si le groupe se dirige ensuite vers la terre, le ciel ou une création renouvelée. L’image de l’accueil constitue un contexte fort, pas une flèche cachée dans un seul nom.

Ce désaccord mérite d’être exposé. Les lectures post-tribulationnelles et beaucoup de lectures amillénaristes voient une seule arrivée publique : les saints rencontrent et accueillent le Seigneur qui descend. Les lectures pré-tribulationnelles voient le Christ rassembler l’Église auprès de lui avant une descente ultérieure en jugement. Le mot « rencontre » apporte un indice, mais ne peut porter à lui seul aucun système complet.

D’autres passages ajoutent transformation et promesse

La première épître aux Corinthiens, au chapitre 15, décrit un mystère : tous les croyants ne mourront pas, mais tous seront changés. À la dernière trompette, les morts ressuscitent incorruptibles et les vivants sont transformés. La trompette, la résurrection et la génération vivante ressemblent de près à 1 Thessaloniciens 4, bien que Corinthiens porte son attention sur le corps transformé plutôt que sur une rencontre dans les airs.

Jean 14 rapporte la promesse de Jésus de revenir et de prendre ses disciples auprès de lui afin qu’ils soient là où il est. Les chrétiens ont raison d’intégrer cette promesse à la discussion. Le passage n’emploie pas le vocabulaire paulinien de l’enlèvement et ne place pas la venue par rapport à une tribulation.

Matthieu 24, 2 Thessaloniciens 2 et l’Apocalypse fournissent encore des signes, des rassemblements et des scènes de jugement. Leur relation produit les grandes lectures pré-tribulationnelle, pré-colère et post-tribulationnelle. Affirmer 1 Thessaloniciens 4 engage le chrétien envers la résurrection et le rassemblement. Cela ne l’engage pas automatiquement envers l’un de ces calendriers.

Rejeter un scénario pré-tribulationnel populaire ne revient pas non plus à rejeter le verset. Catholiques, orthodoxes, anglicans, luthériens, réformés, adventistes et d’autres chrétiens peuvent affirmer que les croyants rencontrent le Christ tout en comprenant l’événement comme une partie de son retour public. Un désaccord sur la séquence ne nie pas que Paul a écrit « enlevés ».

Les premiers chrétiens attendaient un rassemblement sans partager un seul calendrier ultérieur

Les premiers interprètes chrétiens citaient 1 Thessaloniciens 4 en enseignant la résurrection, l’apparition du Christ et le rassemblement des croyants. Leurs explications conservées n’étaient pas uniformes au sujet du mouvement qui suivait la rencontre. Une étude récente de l’interprétation de la fin du deuxième siècle au début du cinquième conclut que la plus ancienne lecture conservée fait accueillir le Christ par les croyants et l’accompagner vers la terre. Un départ immédiat vers le ciel apparaît au milieu du troisième siècle et se poursuit à côté de l’autre lecture.

Ces résultats ne prouvent aucun système moderne par la seule ancienneté. Ils montrent que les premiers lecteurs prenaient au sérieux le langage de l’enlèvement tout en débattant de son itinéraire. L’histoire plus précise d’une séparation pré-tribulationnelle appartient à qui a inventé l’enlèvement, où des sources datées peuvent être examinées au lieu d’être comprimées en slogan.

La préoccupation de Paul reste plus claire que le calendrier ultérieur. Les croyants morts ne sont pas oubliés. Les vivants n’ont aucune priorité. Le Christ rassemble son peuple, qui demeure avec lui.

Day 4 marque les temps fixés et ne prédit jamais cet événement. Il ne peut pas répondre à la question quand Jésus reviendra, et aucune application, aucun calendrier et aucun article ne devrait fournir une date que l’Écriture retient.

Questions fréquentes

Le mot « enlèvement » se trouve-t-il réellement dans la Bible ?

Les traductions anglaises courantes n’emploient pas le nom dans 1 Thessaloniciens 4:17. Elles disent que les croyants seront « enlevés ». Le grec est une forme de harpazō, et la Vulgate latine la traduit par rapiemur. L’anglais rapture appartient à cette même famille de mots latins. L’étiquette est ultérieure, mais elle nomme un véritable verbe et une véritable scène bibliques.

Que décrit 1 Thessaloniciens 4:16-17 ?

Le Seigneur descend avec un ordre, une voix d’archange et la trompette de Dieu. Les croyants morts ressuscitent en premier. Les croyants vivants sont ensuite enlevés ensemble avec eux dans les nuées, à la rencontre du Seigneur dans les airs, et tous restent avec lui pour toujours. Paul donne cette scène pour consoler une Église qui pleure des membres décédés.

Être « enlevé » est-il la même chose que le retour du Christ ?

Paul nomme le cadre la parousia, ou venue, du Seigneur. De nombreux chrétiens comprennent l’enlèvement comme l’accueil des saints pendant un unique retour public. D’autres distinguent ce rassemblement d’une descente ultérieure en jugement. La première épître aux Thessaloniciens, au chapitre 4, associe clairement l’enlèvement à l’arrivée du Christ, mais ne fournit ni l’intervalle ni toute la séquence nécessaires pour trancher entre un ou deux événements.

L’Église ancienne attendait-elle un enlèvement ?

Les premiers chrétiens attendaient la résurrection, le rassemblement des croyants et la rencontre avec le Christ lors de sa venue. Les interprètes conservés divergeaient sur le fait que les saints accompagnent ensuite le Christ vers la terre ou partent vers le ciel. Ils ne partageaient pas tous un calendrier chronologique plus tardif. Parler d’« enlèvement » est juste si le mot désigne ce que Paul décrit, mais trompeur s’il importe tous les détails modernes.

Sources :

  1. 1 Thessaloniciens 4:13–5:11
  2. 1 Corinthiens 15:50–58 et Jean 14:1–3
  3. Vulgate latine, 1 Thessaloniciens 4:17
  4. CDAMM, 1 Thessaloniciens
  5. Cosby, « Hellenistic Formal Receptions and Paul's Use of Apantēsis »
  6. Hannah, « Early Christian Exegesis of 1 Thessalonians 4:13–18 »

Que la dernière instruction de Paul gouverne la question : encouragez-vous par les retrouvailles, pas par une échéance.